Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /2008 19:19

     

 


S'affirmer, se faire respecter, tout simplement "Exister" sans violence, est-ce possible ?


En pratique comment ne pas céder à la violence, parfois si spectaculaire, si impressionnante, si ennivrante ?


Quels sont les moyens dont je dispose pour faire face ?

Devenir violent à mon tour pour ne pas être "écrasé, humilié " ?

Fuir devant la violence et l'injustice, s'abaisser, se soumettre ?

 

Quoi d''autre" ?

  

Quelques pistes de réfléxion vous sont proposées sur ce blog...


Et pour ouvrir le débat, je vous propose 2 extraits issus de l'ouvrage intitulé "De la non-violence en éducation "de J-Marie Muller  (UNESCO avec le concours de l'IRNC)

 

Agressivité non-violente:

“La violence est tellement présente au coeur de l'histoire des hommes que nous sommes parfois tentés de penser qu'elle est inscrite au coeur même de l'homme. La violence serait ainsi “naturelle” pour l'homme. Il serait donc vain de parier sur la non-violence puisque ce serait aller contre la loi même de la nature. En réalité, ce n'est pas la violence qui est inscrite dans la nature humaine, mais l'agressivité. La violence n'est qu'une expression de l'agressivité, mais non l'agressivité elle-même, et ce n'est pas une nécessité naturelle que l'agressivité s'exprime par la violence.”


La passivité
“En réalité, devant une injustice, la passivité est une attitude plus répandue que la violence. La capacité de résignation des hommes est considérablement plus grande que leur capacité de révolte. Aussi, l'une des premières tâches de l'action non-violente est-elle de “mobiliser”, c'est-à-dire de mettre en mouvement ceux-là mêmes qui subissent l'injustice, de réveiller leur agressivité pour les préparer à résister età lutter, de susciter le conflit. Lorsque l'esclave est soumis à son maître, il n'y a pas de conflit. C'est alors, au contraire, que “l'ordre” est établi et que règne “la paix sociale”, sans que rien ni personne ne vienne les remettre en cause. Le conflit ne survient qu'à partir du moment où l'esclave fait montre de suffisamment d'agressivité pour “s'avancer vers” son maître, oser lui faire face et revendiquer ses droits.
La non-violence suppose avant tout qu'on soit capable d'agressivité. En ce sens, il faut affirmer que la non-violence est plus opposée à la passivité et à la résignation qu'à la violence.”


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Par Marcel - Publié dans : Introduction-Accueil
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